Les maladies parasitaires chez le chien

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La toxoplasmose

La toxoplasmose est une maladie dont on parle beaucoup depuis quelques années. Il importe d'en connaître quelques notions élémentaires. La toxoplasmose est la conséquence de l'envahissement des cellules nerveuses ou des globules blancs, et quelquefois de l'intestin, par un parasite microscopique, le toxoplasme.

Ce parasite peut se trouver d'ailleurs sur des animaux en excellente santé. Il semble ne devenir nocif que dans le cas de déficience de l'organisme.

Les manifestations cliniques des maladies parasitaires sont très variées. Le parasite présente une notable attirance pour le système nerveux. Le chien, dans ce cas, devient agressif, s'enfuit de son domicile et ne rentre qu'après plusieurs heures ou plusieurs jours d'absence.

Des crises épileptiques peuvent survenir, suivies ou non de paralysie ou moins totale, parfois seulement marquées par une démarche ébrieuse. Au stade le plus aigu, on peut même constater des symptômes méningés, avec plaintes et gémissements.

L'évolution de la forme nerveuse est plus ou moins brutale, sans rythme précis. C'est précisément l'anarchie de ces symptômes qui peut laisser penser soit à la rage, soit aux troubles de la maladie de Carré,

Les manifestations générales les plus fréquentes ne sont accompagnées que d'une fièvre peu élevée : 39,5 °C. On note un amaigrissement progressif; le poil devient terne et sec. Les muqueuses des yeux sont rouges, congestionnées. Le chien tousse par quintes successives et suffoque. Ces symptômes s'accompagnent souvent d'accidents digestifs (vomissements et diarrhées) et quelquefois de selles sanguinolentes.

Les troubles nerveux n'apparaissent que tardivement. Des troubles cutanés les complètent, avec démangeaisons démentielles, épaississement de la peau, de la région du cou, du dos, du garrot ou des membres.

Devant de tels troubles, le praticien le plus averti peut avoir des difficultés à préciser les origines et la nature de la maladie.

Il n'y a actuellement aucun traitement spécifique. On a recommandé les sulfones, mais le vétérinaire seul peut établir la marche à suivre. Quant au mode de transmission, il n'est pas nettement défini.

La leishmaniose

De plus en plus fréquente depuis la guerre, la leishmaniose a fait son apparition dans différentes contrées de France. Localisée longtemps sur les rives de la Méditerranée, elle a réussi à se propager sur tout le territoire. Répandue en Afrique du Nord et dans le Bassin méditerranéen, la leishmaniose est une affection grave, mais d'évolution lente. Elle ne se décèle que tardivement, lorsque apparaissent les troubles cutanés et les phénomènes généraux. Elle se transmet probablement par un insecte, le phlébotome.

Les premiers symptômes ne sont jamais alarmants. Il s'agit souvent d'une fatigue générale, d'une entérite plus ou moins rebelle, d'un érythème localisé avec prurit discret, qui pourraient être attribués à une simple crise hépato-rénale. Après quelques mois de répit, la dermatose réapparaît et devient plus tenace. Ces alternances de crises et d'accalmies peuvent durer de six mois à un an. Le diagnostic doit donc être précoce. Une prise de sang au moment opportun permettra d'être rapidement fixé.

Le chien atteint de leishmaniose maigrit, encore que l'appétit reste normal et parfois boulimique. Des lésions cutanées spécifiques apparaissent bientôt ; la peau, très irritée, devient suintante, ou séchée, ou squameuse. Elle exhale une odeur caractéristique de rat mort) avec pellicules : c'est l'eczéma furfuracé à dartres farineuses.

Le poil tombe, le pelage est clairsemé. La dépilation gagne le tour des yeux. Le nez se dépigmente, se fendille de crevasses qui suppurent ou saignent au moindre contact.

Sur le bord des oreilles, les plaies se transforment en chancre. Sur le ventre, l'intérieur des cuisses, le scrotum, la peau s'épaissit, prend une teinte rosée, puis noirâtre, et présente l'aspect de « peau d'hippopotame » : c'est le lichen. Enfin, les ongles poussent démesurément et la région péri-ongulée est souvent le siège d'une suppuration rebelle.

L'évolution d'une pareille maladie est insidieuse; et seul un examen de laboratoire permet d'en infirmer ou d'en confirmer la nature.

Le traitement est long. Les résultats sont fonction de la rapidité d'intervention.

La leptospirose

La leptospirose, ou maladie de Stuttgart (improprement appelée typhus), est d'autant plus grave que son apparition est brutale et son évolution rapide.

Elle est particulièrement fréquente dans les villes, où pullulent les rats infestés. C’est en effet en léchant l'urine d'un de ces rongeurs ou en absorbant des déchets souillés, ou encore en buvant de l'eau polluée par eux, que les chiens s'infectent généralement.

Le chien le mieux soigné, le plus surveillé, n'est donc pas à l'abri d'une telle contamination. Tout en sachant que pour soigner votre chien, il faut lui injecter un traitement via un vaccin qui coûtera au minimum plus de 60€, ce qui correspond à 6 mois de cotisation si vous prenez une assurance animaux pour couvrir ces dépenses de santé. Il est conseillé de faire attention aux offres proposées et regarder les plafonds, les délais de remboursement et le montant des franchises.

Dans la forme aiguë, le drame est spectaculaire. Après quelques vomissements, que suivent ou accompagnent des diarrhées fétides, surviennent les complications hémorragiques (gastriques ou intestinales).

Il y a peu de fièvre, mais l'abattement est extrême, la soif insatiable. La mort peut survenir en quelques heures, ou bien en deux à trois jours.

Dans la forme chronique, l'organisme semble avoir triomphé, mais peu à peu le foie et le rein donnent des signes de dégénérescence et d'atteintes profondes. Diarrhées et constipations alternent, avec ou sans émissions plus ou moins sanguinolentes.

Des ulcères des muqueuses buccales, une haleine fétide et des nausées de plus en plus fréquentes traduisent l'installation de l'urémie. A ce stade, le chien succombe à une toxi-infection générale.

Le diagnostic clinique est facile dans la forme aiguë; dans les formes chroniques, une prise de sang le précisera.

Contre les symptômes cliniques, en attendant le vétérinaire, on utilisera les antivomitifs classiques et les hémostatiques buvables.